Ligue des Bibliothèques Europeénnes de Recherche, Groupe des Cartothécaires de LIBER


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La reproduction des cartes et des plans à la Bibliothèque Nationale

Noël Tanazacq
Bibliothèque Nationale, Paris

© LIBER and author
Published from: LIBER Bulletin 15(1980)


Pourquoi reproduire les documents cartographiques?
Indépendamment des commandes passées par les lecteurs, il est nécessaire de reproduire les documents cartographiques en raison de leur fragilité et des problèmes posés par leur conservation. Caractéristiques de ces documents: Les reproduire est difficile sur le plan technique. Cette reproduction se fait à la Bibliothèque Nationale dans le cadre d'un service spécialisé, le Service photographique, ce qui présente des avantages (moyens techniques) et des inconvénients (techniques pas toujours adaptées à nos besoins; contraintes, administratives; délais).

Les différentes techniques utilisées actuellement
  1. Photographie classique
  2. Micrographie
    Actuellement, le Département ne fait pas de micrographie à proprement parler, puisqu'il s'agit de diapositives 24 x 36 cm, en noir et blanc et en couleur. Deux méthodes son utilisées pour la prise de vue: L'utilisation de film de 35 mm perforé (obligatoire pour la couleur; utilisé en noir et blanc pour la restitution des demi-teintes) impose de ne pas dépasser, pour les originaux, les dimensions de 60 x 90 cm. [2]
  3. Le problème de la photocopie
    Le Département n'utilise pas ce procédé car il pose beaucoup de problèmes pour les documents cartographiques. Il faudrait en effet disposer d'un copieur sur papier ordinaire dont la glace d'exposition soit au minimum de format A3 (29,7 x 42 cm), en raison des dimensions des originaux, et ayant subi quelques modifications techniques (suppression du cache, construction d'un châssis au tour de l'appareil) pour éviter de froisser et détériorer les cartes.
    De toute façon, les copieurs sont mauvais pour les cartes en raison de la forte exposition lumineuse qui leur est nécessaire et du dégagement de chaleur qui est lié à celle-ci. A cela s'ajoute le fait que les photocopies doivent être refaites a chaque demande; il n'y a donc aucune restriction de consultation.

Les projets du Département
Les réalisations actuelles sont insuffisantes, car les collections anciennes souffrent beaucoup des consultations trop fréquentes et es fonds du Département ne sont pas assez exploités. Deux projets sont a l'étude:
  1. L'utilisation systématique de la micrographie
    Deux solutions sont possibles: Dans les deux cas la manipulation est commode et l'indexation lisible directement. Mais les dimensions de la surface sensible sont beaucoup plus intéressantes dans la microfiche monovue A6 ( 105 x 18 mm) et ce format est plus utilisé dans le domaine documentaire que le format de la carte a fenêtre classique (83 x 187 mm). De plus, le Centre Nationale de la Recherche Scientifique (CNRS ) a conçu et réalisé une caméra spécialement destinée a réaliser des microfiches monovues. Le Département a fait faire des essais par le CNRS et ceux-ci se sont révélés très satisfaisants, tant pour le noir et blanc que pour la couleur, Il envisage d'acquérir cette caméra, lorsque'elle sera commercialisée, et de reproduire systématiquement des séries anciennes (collection d'Anville, Archives cartographiques du Service Hydrographique de la Marine). La lecture se fera probablement sur des appareils du type 'vérificateur de microfiche', qui permettent de restituer l'image entière et d'agrandir des détails.
    Le taux de réduction sera certainement unique (- 10 x) pour éviter la multiplication des objectifs sur les appareils de lecture.
  2. La transposition sur diapositives des clichés couleur existants
    Cela permettrait de mettre a la disposition des lecteurs un fonds très riche, sans qu'il soit nécessaire de communiquer les originaux. Ces diapositives seraient montées sur des caches de format 75 x 125 mm (format normalisé des fiches de bibliothèque) sur lesquels on pourrait inscrire les références des documents. Cela compléterait heureusement les répertoires d'épreuves existants.

REFERENCES
[1] Phototypes transparents.
[2] II n'est pas exclu, en principe, d'utiliser le microfilm de 35 mm non perforé (film au trait, avec un cadre d'image normalisé de 32 x 45 mm) pour les documents cartographiques. Mais comme il n'est pas possible de livrer à un client une seule image de microfilm, la pluspart du temps on réalise une diapositive, Or. En raison de cache, on ne peut utiliser toute la surface sensible ; cela ramène au cas du film de 35 mm perforé (image 24 x 36 mm).


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